octobre 20, 2010
Le street art s´expose dans les galeries d´art
Il y a encore quelques années le graffiti était considéré comme un gribouillage malpropre, une vilaine tache dans le paysage urbain. Ces dernières années, l’art graffiti a perdu beaucoup de ses connotations négatives pour finalement émerger comme une forme d’art des plus prisées en 2010. Une nouvelle passion artistique fascine le marché.
Les galeries d’art les plus préstigieuses à travers le monde s’arrachent les nouveaux « Banksy » du moment. Façonnable jette un coup d’oeil sur cette nouvelle tendance de l’art urbain exposé sur les murs blancs d’une galerie.
Bien sûr, le chemin a été dur pour ces artistes de la rue qui ont dû se battre pour finalement bénéficier d’une reconnaissance artistique justifiée. A Paris dans les années 80, Blek Le Rat, le « parrain » du graffiti en mode pochoir, a révolutionné la scène artistique de la ville grâce à sa technique originale. Banksy, quant à lui, est devenu l’emblême satirique par excellence grâce à ses oeuvres mélangeant activisme politique et peinture fraîche sur les murs de Londres.
Le marché de l’art a rapidement pris compte de ce succès aussi inattendu, et convoite maintenant ces artistes qui s’expriment dans la rue. En Australie une nouvelle génération d’artistes fait fureur dans les galeries du pays. Parmi les oeuvres de Andy Warhol, Damien Hirst et Pablo Picasso, la galerie « Opera » de Londres possède une sélection pointue des artistes street art venue d’Australie.
Les Etats-Unis, conscients du succès du graffiti, dédient une rétrospective du street art au musée d’art contemporain de Ridgefield, USA. Même si la Russie se montre encore vieux jeu, Moscou suit le buzz face à ces artistes émergents en les sanctionnant pour endommagement de la propriété publique et privée.
Le graffiti est un acte d’auto-expression et même de rébellion, mais comme avec tous les mouvements artistiques rebelles qui deviennent mieux réglementés que réprimandés, ils finissent par se retrouver dans les galeries d’art les plus élitistes du monde. Une belle fin pour un art qui a fait ses débuts dans la rue.


Pas de commentaire
Aucun commentaire.