mars 21, 2011
D’étudiants anonymes en artistes superstars seulement en deux ans – James Burke et Paul Arad
James Burke et Paul Arad sont une source d’inspiration pour nous tous. Avec détermination, minutie, talent créatif et esprit d’entreprise, deux ans seulement après avoir terminé leurs études, le travail artistique de ce duo très talentueux est acheté par des gens comme George Michael et le Prince Charles.
Facconable est heureux d’avoir pu attraper ces artistes innovants et de parler de leurs inspirations, des points forts de leur carrière, de leur reconnaissance aux Etats-Unis, de leur célébrité et de leurs fans dans le cercle royal. JB correspond à James Burke, Directeur de la Création, et PA est Paul Arad, Directeur Général.
Acrylicize représente sans aucun doute une façon très nouvelle et créative d’utiliser l’acrylique. Comment vous est venue l’inspiration pour utiliser cette matière d’une façon aussi créative ?
JB : Je voulais pousser la toile traditionnelle dans le 21e siècle et créer une forme d’art qui puisse être admirée pour ce qu’elle est. La toile acrylique n’était pas très utilisée et j’aimais l’effet moderne, pur et minimal qu’elle avait.
Quels sont les avantages de la toile acrylique par rapport aux toiles traditionnelles ?
JB : Les lignes simples et nettes d’un travail d’art en acrylique donnent un effet nouveau et moderne à la photographie, tandis que le fini s’harmonise à la lumière ambiante pour créer une luminosité, insufflant la vie à l’œuvre.
Entre vos diplômes obtenus à l’université de Manchester, le prix du ‘Meilleur Produit’ qui vous a été décerné par la ‘British Interior Design Association’ (association britannique de design d’intérieur), et votre travail acheté par George Michael en seulement deux ans, comment avez-vous ressenti cette montée rapide et cette reconnaissance largement répandue ?
PA : La révélation a été formidable pour l’entreprise, par exemple les gros contrats avec Arsenal et Wembley, plus des grandes enseignes qui passaient des commandes de £ 200 à £ 250.000. Mais nous restons vigilants. Le travail ne vient pas tout seul et vous devez aller le chercher. Nous continuons à écumer la presse professionnelle et à parcourir les rues de Londres à la recherche de nouveaux projets immobiliers pour les remplir d’art. Une chose est sûre cependant, les affaires vont bien et nous les faisons avec une énorme satisfaction.
Des campus universitaires aux stades de football en passant par le design d’une sculpture et une série de produits Spa pour l’Hôtel Atlantis Spa – The Palm – à Dubaï, le moins que l’on puisse dire c’est que votre travail couvre une large gamme de projets. Quel est le travail artistique dont vous êtes jusqu’à présent le plus ‘fier’, et pourquoi ?
JB : Je dirais que ce sont les séries que nous avons créées pour Wembley car c’est vraiment un honneur énorme d’être impliqué dans le projet et de jouer un rôle dans l’histoire du stade national. Nous avons créé des séries de photos exceptionnelles racontant la riche histoire du stade de Wembley. Elles sont maintenant déployées dans tout ce nouveau stade impressionnant, quelques-unes s’étalant fièrement sur 9 mètres de large.
Comment vous est venue l’inspiration pour votre installation récente ‘The Light Wall’ (le mur lumineux) ?
JB : La résurgence récente des arts lumineux et d’installations à LED sont à la source de la création du ‘Light Wall’. Nous avons également pris en considération l’espace étonnant sur lequel est établie la construction : un bâtiment en verre vraiment super, situé au coin des rues Great Portland et Mortimer dans le centre de Londres. Quelle que soit la création que nous allions produire, il fallait que ce soit quelque chose qui attire l’œil de tous les passants.
PA : Nous voulions aussi démontrer visuellement l’énergie et la diversité de la marque Engine. Nous avons travaillé avec Jump Studios, un bureau d’architectes et de décorateurs d’intérieurs pour créer l’objet fini.
Il peut parfois s’avérer difficile pour les artistes britanniques de se faire un nom aux Etats-Unis. Avez-vous déjà réussi à ‘conquérir’ l’Amérique sur le plan artistique ?
JB : J’ai plusieurs pièces aux Etats-Unis, y compris l’œuvre achetée par George Michael pour la collection qu’il possède là-bas. Nous avons aussi vendu plusieurs réalisations à Anne Fudge qui était alors la PDG de Young & Rubicam Brands, ainsi qu’à l’aéroport JFK à la demande de British Airways. Nos futurs projets comprennent une association avec une galerie basée aux Etats-Unis pour pouvoir y exposer. Nous espérons aussi pouvoir par la suite ouvrir un bureau, probablement à New York City.
Est-ce que les Français se sont déjà montrés intéressés par votre travail ?
JB : Nous sommes en contact avec plusieurs entreprises très intéressantes. Maintenant il n’y a plus qu’à attendre !
De toute évidence vous êtes tous deux des entrepreneurs médiatiques éclairés. Comment avez-vous réussi à monter Acrylicize aussi rapidement et avec autant de succès, tout de suite après l’université ?
JB : Tout a commencé avec le projet d’art de fin d’études à Manchester Met qui comportait des dessins à l’encre pulvérisée sur acrylique. Pour saisir la perception de l’art par le public, j’ai affiché des prix – avec des chiffres pris au hasard – sur tout. Mais à ma grande surprise les gens continuaient à acheter ce que j’avais fait, et j’ai pratiquement tout vendu.
PA : Nous avons ensuite utilisé les dernières £ 1.000 de nos bourses d’étudiants pour un stand à un salon de design pour voir si nous pouvions commencer une affaire dans le domaine de l’art. Nous avons transporté nos réalisations par métro et installé un stand avec quelques posters. Heureusement l’art parlait de lui-même, et le résultat fut l’épuisement du stock. Un acheteur de Selfridges s’est montré impressionné et nous a offert une concession dans leurs magasins.
Quel conseil donneriez-vous à tout jeune artiste potentiel voulant se faire un nom ?
JB : Restez fidèle à ce que vous croyez et travaillez dur. Je crois que ces deux qualités vous mèneront là où vous voulez aller. Trop de gens essayent de suivre la mode ou de produire un travail qu’ils pensent devoir faire parce que c’est la tendance du moment. En faisant cela, votre travail aura de grandes chances de ressembler à celui de tout-le-monde. Défiez la norme !


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