août 2, 2011
‘Jardins engloutis et Carnivores’ par Helene Schmitz – un portrait fascinant de la ‘face cachée’ de la nature
Le titre ‘Jardins engloutis et Carnivores’ ne va pas manquer de susciter intrigue et intérêt, ce qui était sans aucun doute l’intention de la photographe suédoise Helene Schmitz pour sa dernière exposition.
‘Jardin engloutis et Carnivores’ est à voir actuellement au Centre d’Art et de Nature, Domaine de Chaumont-sur-Loire, et aura lieu jusqu’au 3 novembre 2011.
Pour cette exposition extraordinaire, l’artiste s’est inspirée d’un voyage qu’elle avait effectué en Amérique du Sud en 2010 sur les traces de Daniel Rolander, un apôtre du naturaliste Linnæus, délaissé et oublié.
L’intérêt de Schmitz fut éveillé quand elle visita un élevage de papillons au milieu de la jungle tenu par un Néerlandais. Les efforts du propriétaire de freiner irrésistiblement la nature insatiable, d’apprivoiser un morceau de la jungle pour y élever des papilllons l’avaient fascinée.
‘Jardins engloutis et Carnivores’ montre une série de photographies qui interrogent ‘’la face cachée’’ de la nature que l’homme, avec sa soif de domination et de contrôle, trouve inquiétant. Dans ses photos éclatantes et étonnantes, Helene Schmitz brise la notion selon laquelle c’est l’homme qui domine le monde, mais que c’est au contraire la nature qui ‘domine, enferme et dévore’.
Une partie de l’exposition montre l’appréciation photographique de Schmitz pour les jardins botaniques de la Suède au cours de ces 2 dernières années. Les images, pour la plupart des portraits de plantes carnivores, explorent encore la relation de tension entre la nature et les cultures.
Comparant les plantes sauvages aux portraits humains, la photographe suédoise emmène des spécimens de fleurs et de plantes dans son atelier et les photographie en utilisant la lumière artificielle sur un fond de décors audacieux et éclatants. En dehors de leur contexte naturel, les photographies approfondissent le vice des fleurs qui sont d’énormes prédateurs, et chez qui, comme dans les portraits de famille, ‘chaque membre est encore plus cruel que l’autre’.
Pour voir plus de projets fascinants et sans précédents de cette photographe expérimentale, consulter son site internet à heleneschmitz.se.


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